🐣 SpĂ©cial printemps : la saison oĂč la nature s’épanouit et se rencontre

Oui, voici le Printemps. Les oiseaux chantent, les bĂȘtes se courtisent. Au fil de cette Newsletter, vous dĂ©couvrirez la poĂ©sie des mots oubliĂ©s, la fidĂ©litĂ© du meilleur ami du chien et son sourire sans pareil, Ă©clairĂ© par la tendre compassion de son maĂźtre. Et, un champignon qui recueille ces instants, les buvant comme du petit lait. đŸ„›

C'est vrai ça ? | La newsletter
6 min ⋅ 24/03/2026

1 | Nos débunks :

đŸȘ¶ Ô mots dĂ©suets, Ă©clats oubliĂ©s de notre langue

🩆 L’histoire d’amour entre un chien et un canard
😃 Le sourire d’un chiot trop mimi
💉L’ARNm, une preuve d’amour de son maütre
đŸ„â€đŸŸ«Un champignon qui sert de verre

2 | La boite Ă  outils :

Le documentaire Infrarouge « Détecteurs de mythos, à l'attaque des fake news ».

3 | Le mĂšme


đŸȘ¶ Ô mots dĂ©suets, Ă©clats oubliĂ©s de notre langue


La langue française est un drĂŽle de grenier. Tu montes l’escalier, tu ouvres une vieille malle
 et lĂ  tu tombes sur des mots magnifiques qui prennent la poussiĂšre pendant qu’en bas on se bat avec trois expressions recyclĂ©es en boucle.
Regarde ces bijoux oubliĂ©s. Des mots qui sonnent comme des personnages de roman, des insultes Ă©lĂ©gantes, des descriptions prĂ©cises, des images qui claquent. Aujourd’hui on dit « truc bizarre ». Avant on te sortait « infundibuliforme » avec un calme d’horloger. Respect.
Le pire, c’est qu’on a remplacĂ© tout ça par un vocabulaire aussi variĂ© qu’un menu de cantine. « Incroyable », « problĂ©matique », « du coup ». VoilĂ . Trois mots pour dĂ©crire l’univers entier. Pendant ce temps, des trĂ©sors linguistiques roupillent dans les dictionnaires comme des aristocrates dĂ©chus.
Franchement, il est peut-ĂȘtre temps de rouvrir le coffre. RĂ©habiliter ces mots, les remettre dans la circulation, les balancer au dĂ©tour d’une phrase comme des feux d’artifice verbaux. Juste pour le plaisir de rappeler que la langue française n’est pas un meuble IKEA.
C’est une cathĂ©drale. Et parfois, il suffit de pousser une vieille porte pour entendre encore rĂ©sonner les cloches.

✅ Plutît vrai

MĂȘme si on fera le tri entre les mots qui sont encore rĂ©pertoriĂ©s au Petit Robert comme tintinnabuler ou grenouiller et ceux qui n’y sont plus comme apoltronner, bombillement. Pour sproposito, directement issu de l’Italien, on en trouve guĂšre de traces depuis Saint-Simon.

https://dictionnaire.lerobert.com/fr/
https://cvc.li/AzwlD


Chaque année, les éditeurs de dictionnaire font des choix et suppriment les mots qui ne sont plus utilisés. En un siÚcle, le Larousse a ajouté 18 000 mots et supprimé 10 000 mots. Libre à chacun de réhabiliter des vieux mots, comme Haroun qui a relancé la pasquinade (pour remplacer le stand up).

https://cvc.li/ffjFV
https://cvc.li/iTVxG

Les dĂ©bats sur l’appauvrissement supposĂ© de la langue française datent du XIXeme siĂšcle et sont une consĂ©quence de la perte d’influence progressive de la France. Le GĂ©nĂ©ral de Gaulle pestait dĂ©jĂ  contre l’abus d’anglicismes. Du coup, genre, c’est un dĂ©bat ni new, ni iconique.

https://cvc.li/zmNdi
https://cvc.li/Kgtkb

🩆 L’histoire d’amour entre un chien et un canard

Au premier abord, on dirait un chien de chasse tenant un canard abattu. Mais il n'en est rien.

Le photographe du magazine LIFE, Loomis Dean, a pris cette photo en 1947. Un jour, il ramena chez lui un petit canard qu'il nomma Donald. La maison abritait déjà un retriever nommé Trigger. Le chien et le canard devinrent rapidement inséparables.

Quand Donald grandit, son maĂźtre commença Ă  le relĂącher dans l'Ă©tang pour qu'il nage avec ses congĂ©nĂšres. Mais Ă  chaque fois, la mĂȘme chose se produisait : le chien plongeait et sortait son ami de l'eau.

Peut-ĂȘtre avait-il peur que le canard se noie ? Ou qu'il s'envole avec les autres oies ? Le chien ne dit jamais rien.


✅ C’est vrai

La photo, prise en 1947 par le photographe Loomis Dean, fut publiée telle quelle en 1949 dans LIFE Magazine.
Elle fut republiĂ©e dans l’ouvrage de 2008 intitulĂ© "LIFE : The Classic Collection", cette fois accompagnĂ©e de cette prĂ©cision :
« Ne vous inquiétez pas ! Le canard va bien ! »

Et la légende suivante :

« Un jour de 1947, la famille Olson, Ă  Yakima, ramena chez elle un caneton nommĂ© Donald (Ă©videmment). Donald devint immĂ©diatement ami avec le chien de la famille, au point d’imiter tout ce que faisait ce dernier, y compris chasser les enfants et les autres chiens hors du jardin. Donald devint en rĂ©alitĂ© assez gĂȘnant dans le quartier, si bien que les Olson le confiĂšrent Ă  un fermier Ă  20km de lĂ . LĂ -bas, il se lia d’amitiĂ© avec un retriever de la baie de Chesapeake nommĂ© Trigger. DĂ©sormais, chaque fois que le fermier lançait Donald dans l’étang pour qu’il rejoigne les autres canards, Trigger se prĂ©cipitait aussitĂŽt pour aller le rĂ©cupĂ©rer. Trigger Ă©tait aussi doux que possible, comme on peut clairement le voir ici, mais il fut finalement dĂ©cidĂ© que Donald serait mieux de retour chez les Olson »
https://www.life.com/animals/donald-the-duck-and-trigger-the-dog-unlikely-bffs/


😃 Le sourire d’un chiot trop mimi

Donc maintenant mĂȘme pour exister, faut faire du marketing facial. Incroyable Ă©poque oĂč un chiot doit bosser son branding comme un influenceur en reconversion.
Regarde-le, il ne sourit pas, il nĂ©gocie sa survie. Petit VRP du « aimez-moi s’il vous plaĂźt », avec un sourire un peu de travers, genre « je promets d’ĂȘtre sage, mĂȘme si j’ai clairement aucune idĂ©e de ce que ça veut dire ».
On en est lĂ , t’as un ĂȘtre vivant qui ajuste sa tronche pour correspondre Ă  l’attente humaine. Pas assez expressif, recalĂ©. Trop expressif, suspect. Fallait juste tomber pile dans la bonne case, au bon moment, avec la bonne gueule.
Et aprùs ça, on ose dire que ce sont les animaux qui doivent s’adapter.
Ce petit-lĂ , il a compris le systĂšme avant mĂȘme d’avoir compris le monde. Il ne joue pas, il performe. Il ne sourit pas, il passe un entretien d’embauche.
Franchement, s’il dĂ©croche pas un foyer avec ça, c’est pas lui le problĂšme. C’est le casting entier qu’il faut revoir.
Parce que si mĂȘme ça, ça ne suffit pas, autant dire qu’on vit dans une Ă©mission oĂč le jury a perdu le cƓur en mĂȘme temps que la raison.

❌ Anthropomorphisme quand tu nous tiens

L’histoire du labrador Burreaux en Louisiane a fait le tour des mĂ©dias en 2020.
https://cvc.li/mzUtb
https://cvc.li/RaMXk

Burreaux, ses 2 frĂšres et 1 sƓur Ă©taient atteints du parvovirus, ce qui a retardĂ© sa guĂ©rison et laissĂ© son adoption en suspens, contrairement Ă  ses frĂšres.
Une vidĂ©o de ce chiot de 8 semaines dans un refuge est devenue virale grĂące Ă  son « sourire » adressĂ© Ă  tous les passants, sĂ©duisant des milliers d’internautes et lui trouvant rapidement une famille.
Un vrai coup de marketing en prĂ©tendant que c’était un vrai sourire.
https://www.facebook.com/reel/578767816183821

Depuis, Burreaux ne montre plus autant ce fameux sourire, et sa sƓur attendait encore d’ĂȘtre adoptĂ©e.
Mais cette expression est plutĂŽt d’un signe de soumission, utilisĂ© par certains chiens pour montrer qu’ils ne reprĂ©sentent pas de menace.
https://cvc.li/HKpXC

Le chiot a été conditionné à réagir ainsi : il répond avec enthousiasme lorsque les visiteurs adoptent un certain ton de voix.
D’ailleurs, la directrice du refuge possĂšde elle-mĂȘme un retriever qui « sourit », et la voix amusante qu’on entend dans la vidĂ©o est la mĂȘme que celle Ă  laquelle son chien rĂ©pond par ce « sourire ».
https://cvc.li/DboUb


💉L’ARNm, une preuve d’amour de son maütre

🚹 Il soigne le cancer avec ChatGPT et AlphaFold
 sans aucune formation en biologie !

Paul Conyngham, consultant en IA sans aucune formation en biologie, refusait de voir mourir sa chienne de sauvetage Rosie d’un cancer (tumeur mast cell de la taille d’une balle de tennis).

Il a fait sĂ©quencer l’ADN de la tumeur (~ 3 000 $), a utilisĂ© ChatGPT comme assistant de recherche et AlphaFold pour modĂ©liser les protĂ©ines mutĂ©es
 et a conçu le tout premier vaccin ARNm personnalisĂ© contre le cancer pour un chien.

Résultat ? La tumeur a rétréci de plus de 50 % en quelques semaines.

Les chercheurs de l’UNSW (UniversitĂ© de Nouvelle-Galles du Sud) sont bluffĂ©s :

Dr Kate Michie (biologiste structurale) :

« C’est excitant de voir que quelqu’un qui n’est pas un scientifique ait pu faire ces choses. »

Martin Smith (directeur de la génomique) :

« Si on peut le faire pour un chien, pourquoi ne pas le déployer pour tous les humains atteints de cancer ? »

Cette histoire n’est pas de la science-fiction. C’est 2026.

L’IA ne remplace pas les experts : elle les dĂ©mocratise. Le vrai frein aujourd’hui n’est plus la connaissance
 mais la rĂ©glementation et le courage d’agir.

Nous entrons dans l’ùre du citizen scientist.

👉 Qu’en pensez-vous ?

L’IA va-t-elle accĂ©lĂ©rer la mĂ©decine personnalisĂ©e Ă  ce point ? PrĂȘts Ă  voir des vaccins sur-mesure en quelques semaines pour tous ?

Commentez, partagez, taguez un collÚgue en santé / biotech / IA !

🧐 Narration hĂ©roĂŻque simplifiĂ©e

Paul Steven Conyngham n'est pas un simple quidam, c'est un ingénieur en informatique et machine learning avec 17 ans d'expérience.

Sa chienne Rosie a été diagnostiquée d'un cancer avancé des cellules mastocytaires en 2024. La chimiothérapie a ralenti la progression mais n'a pas réussi à réduire les tumeurs.

Conyngham a alors déboursé 3 000 $ pour faire séquencer l'ADN de Rosie et celui de sa tumeur à l'UNSW.

Conyngham a ensuite utilisé AlphaFold pour faire des analyses complexes, ChatGPT et Grok pour rédiger les formules décrivant la séquence ARNm du vaccin.
https://cvc.li/PXXRk

C'est ensuite le Pr Påll Thordarson, directeur de l'Institut ARN de l'UNSW, qui a synthétisé le vaccin ARNm.
https://cvc.li/iCuJJ

Résultats (non vérifiés scientifiquement) : Conyngham déclare que le vaccin réduit les tumeurs de 75 %. Mais une tumeur n'a pas répondu au traitement.
https://cvc.li/ULcED

Attention : le coût réel de ce vaccin est largement supérieur à 3 000 $.
Conyngham a bénéficié de scientifiques bénévoles et d'infrastructures universitaires gratuitement.
https://cvc.li/COMOn


đŸ„â€đŸŸ«Un champignon qui sert de verre

Tchin-tchin 😊Ce champignon "boit" et stocke de l'eau pour survivre
Surnommé le champignon buveur de lait, il peut stocker de grandes quantités d'eau sous terre pour les utiliser progressivement pendant les périodes de chaleur.
Une stratĂ©gie incroyable qui lui permet de rĂ©sister aux sĂ©cheresses extrĂȘmes.

❌ FAKE

Aucun champignon ne porte le nom de « champignon buveur de lait » (ou Drinking Milkcap) comme cela est affirmé dans certains posts sur les réseaux sociaux qui diffusent cette vidéo.
Certaines publications vont mĂȘme jusqu’à mentionner Lactarius potator, une espĂšce qui n’existe tout simplement pas.
https://cvc.li/nPYRK
https://cvc.li/ewTSm

Il existe bien des champignons appartenant au genre Lactarius (du latin « lait »), comme Lactarius camphoratus ou Lactarius rufus, qui ressemblent Ă  celui montrĂ© dans la vidĂ©o. Leur nom vient du fait qu’ils exsudent lorsqu’ils sont coupĂ©s ou blessĂ©s, un liquide laiteux, semblable Ă  du latex.
https://cvc.li/HfFru
https://cvc.li/MSdpT

Mais aucun champignon rĂ©el ne se comporte comme dans la vidĂ©o. Cela s’explique notamment par leur structure : la pression interne dans les hyphes (les filaments du champignon) s’exerce vers le bas. Un champignon fonctionne en quelque sorte comme un parapluie, ce qui est Ă  l’opposĂ© du phĂ©nomĂšne observĂ© ici.
https://cvc.li/LgPvS

👉 Et pour clore dĂ©finitivement le dĂ©bat :
la vidĂ©o provient du compte de l’artiste @sodazot, connu pour crĂ©er des docufictions mettant en scĂšne des formes de vie hypothĂ©tiques.
https://cvc.li/GmLBA
https://cvc.li/sqpKK


Documentaire

Infrarouge « Détecteurs de mythos, à l'attaque des fake news ».

Comme mentionnĂ© dans une prĂ©cĂ©dente newsletter ici, une troupe d’élĂšves de TroisiĂšme s’est produite en juin dernier au Théùtre de la Concorde sur le thĂšme des fake news

Ce projet Ă©tait le fruit de six mois de collaboration avec l’association Fake Off, qui Ɠuvre pour dĂ©velopper l’esprit critique des jeunes et leur apprendre Ă  analyser l’information de maniĂšre rĂ©flĂ©chie.

Un documentaire Infrarouge sur ce sujet, intitulé « Détecteurs de mythos, à l'attaque des fake news », sera diffusé en avant-premiÚre au Trianon le mardi 24 mars à 19h00, puis sur France 2 le 25 mars à 22h45.

C'est vrai ça ? | La newsletter

Par C'est vrai ça ?

"C'est vrai, ça ?" :

1. est une initiative citoyenne indépendante de tout courant politique, religieux ou syndical (indépendante quoi !) et qui réunit de simples particuliers animés par l'envie de lutter contre les fake news

2. vise Ă  dĂ©noncer et dĂ©mystifier les fake news partout oĂč elles se trouvent sur LinkedIn. A ce titre, "C'est vrai, ça ?" produit et diffuse des articles de dĂ©cryptage des fakes news actuelles et relaie les articles et dĂ©cryptages d'autres mouvements similaires. "C'est vrai, ça ?" est Ă©galement lĂ  pour apporter un Ă©clairage basĂ© sur des faits dĂšs lors que son nom sera taggĂ© par un membre de la communautĂ©.

3. ne s'occupe ni de croyances, ni d'opinions mais bel et bien de fake news, c'est à dire de contenus faux et pouvant avoir des conséquences néfastes (en gros on s'en fout que vous croyiez que la Terre est plate tant que vous ne dites pas en plus que c'est la faute des juifs et qu'il faut les persécuter pour ça !)

4. dans la mesure du possible, adopte un ton pĂ©dagogique et argumente (mĂȘme si c'est dur avec les complotistes) posĂ©ment en apportant les sources pertinentes. se refuse Ă  tout Ă©change stĂ©rile avec les contradicteurs n'Ă©tayant pas leurs propos des faits et des sources qui permettent leur vĂ©rification.

5. recommande des échanges calmes, sereins, non-agressifs, et le rappelle quand c'est nécessaire.

6. s'appuie sur un rĂ©seau d'experts de tout poil (court, long, frisĂ© et mĂȘme rebelle).

Page Linkedin : https://www.linkedin.com/company/cestvraica/
Site web : https://cestvraica.com/

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